Autrement

Le blog

Archive for janvier, 2009

pharo 300x225 Cest pas vrai, tu bosses ? Mais où ??

Et oui tout arrive, et avec Autrement, je dirais même que ça se bouscule. Mon premier objectif: trouver des locaux, et là on pourrait se dire  « trop facile, à Marseille t’as que l’embarras du choix !!  »

Ben oui mais non, je suis surtout embarrassée par ce que je vois et l’absence de choix. Nous cherchons quelque chose de bien particulier, un endroit différent :

  • un lieu où on a envie d’aller travailler le matin sans ce dire : « ppfffffff, j’vais au bureau, encore »
  • un petit coin sympa, sans moquette « bleu des mers du sud », ce qui élimine tous les bureaux et centres d’affaires
  • bien situé, on va éviter le 130 m² au dessus du centre de désintox, oui je sais le charme de l’ancien, mais je touche pas de prime de risque
  • pas cher, ce qui est une notion relative selon l’arrondissement et l’agent immobilier
  • où y a rien à faire, si, prévoir une machine à café qui rentre sur le plan de travail de la cuisine, on a tout de même quelques impératifs nous !!

Donc, un seul constat : c’est le drame !!!! Rien ne colle ! J’arpente le centre ville comme une affamée d’immobilier, je déballe des tonnes de sourire et de courtoisie, sans forcer en plus, mais ça paie pas.

Parfois tout de même une lueur d’espoir, mais le proprio ou la copro ne veulent pas de société, un appart super sympa, rénové, méga superficie, mais qui a pour seule luminosité celle des ampoules électriques. Ou bien encore la perle qui colle sur tout (situation, sympa, pas de moquette, dans rue tranquille pas loin du pub, dans nos prix …) mais faut juste repeindre 90 m², une babiole …

Donc avis à tout ceux qui pensent qu’un « envoyé spécial chambre d’hôte » sommeille en eux, et qui souhaitent tester gratos le lieux les plus sympas :

  • brevet de peintre exigé
  • une expérience dans le décollage de moquette est souhaitée
  • test d’aptitude sur crépis : épreuve éliminatoire.

A défaut, si vous connaissez des agences sérieuses ou des locaux type ancien immeuble marseillais, à proximité des métro Vieux Port ou Préfecture, merci de me faire signe, moi aussi je veux barrer une ligne de ma « TO DO LIST  »

Delphine

c3 240x300 Eric, Agathe, Christèle : we love you !

Bon, déjà 3 lecteurs du blog qui 1/ ont compris le concept 2/ont apporté leur pierre à l’édifice. Bravo et merci à eux. On ne le dira jamais assez : seuls, on n’arrivera pas à dénicher toutes les bonnes adresses qui correspondant à notre ligne éditoriale. Voici, en quelques mots, leurs premières suggestions, et il y a déjà du très bon.

Honneur à Eric (un gars qui fait des trucs bien pour les non-voyants, voir Akompas) qui nous a suggéré une adresse qui a l’air vraiment top : Le Domaine Sainte-Cécile, en Camargue, à 10 mn d’Arles. Un ancien Monastère, une déco sobre et soignée, qui marie magnifiquement un bâti ancien et des éléments plus modernes, des proprios visiblement passionnants, et un prix qui semble tout à fait correct pour le niveau de prestation (chambre entre 90 et 115 € pour 2). On est pile dans la ligne éditoriale d’Autrement, et on a déjà envie d’y aller.

Agathe nous a proposé une adresse originale. Pas étonnant : elle a été formée à bonne école :-) , et bosse maintenant dans une agence très créative (see Bleuroy). Une ancienne boulangerie (?) en plein centre ville de Rouen. 3 grandes chambres – quasiment des appartements -  dans une vieille maison à colombage, des petits-dej super copieux, un lieu qui fait aussi boutique gourmande (pain, confiserie, petite épicerie) et, là aussi, un tarif bien étudié (60 à 80 € la nuit pour 2), on en salive déjà.

Quand à Christèle, qui bosse actuellement chez LA référence des Cityguides français (on se refait pas … remember Cityvox), elle nous suggère l’inévitable Yourte. Là, on est plus partagé : l’idée d’origine est assez géniale (un habitat mobile, sain, fonctionnel et original), mais on commence à en voir un peu partout, et on soupçonne un peu l’épuisement du concept. En même temps, Chriss nous a rassuré : cette adresse là est bien située, au pied des Alpilles, les tarifs sont attractifs (70 € pour 2) et l’accueil parfait.

On attend d’autres suggestions : à vos plumes !

Michel

chambre21 300x150 Autrement, le concept, part 1

Chose promise, chose due. Alors, à quoi ça sert, Autrement ?

Et bien, pour faire simple, nous avons l’ambition d’être présents sur 3 métiers distincts. Le premier, en B to B, n’a pas vocation, du moins pour l’instant, à être décrit dans ce blog. Le second le sera plus tard, probablement au moment de sa mise en ligne, d’ici quelques mois. Quand au troisième, celui qui a donné son nom à la société, il est temps d’en dire quelques mots.

Tout est parti d’un constat, il y a 2 ans : à la recherche d’une chambre d’hôte à Serre-Chevalier, pour un week-end au ski, j’ai mis un temps fou à dénicher l’information que je cherchais, malgré Google, malgré l’existence de multiples annuaires, portails et autres sites web des chambres d’hôtes elle-mêmes. En se penchant un peu plus sur le sujet, j’ai fait le constat suivant :

  • il existe de plus en plus de chambres d’hôtes moyen à haut de gamme, qui soignent leur déco, leur architecture, leur emplacement, assez loin des chambres d’hôtes « à l’ancienne »
  • de plus en plus de voyageurs souhaitent s’éloigner des hébergements traditionnels de type hôtels (et notamment les hôtels de chaînes), trop impersonnels, trop chers, moins authentiques
  • pour le même prix, les hébergements de type chambre et maison d’hôtes offrent bien souvent des prestations supérieures
  • l’information existe (sur le web) mais elle est morcelée, hétérogène, peu accessible

Il y a donc une place pour un site éditorial qui mettrait en avant des lieux d’hébergements « Autres » – d’où le nom de la société – lieux qui ont chacun une spécificité, une histoire à raconter. Que ce soit le lieu lui-même, sa situation, l’histoire de ses propriétaires, les choix de déco et d’architecture, l’engagement dans le développement durable, etc. Autant de raisons qui nous feraient choisir ce lieu plutôt qu’un autre.

La question a été posée dans un commentaire précédent : est-ce un site pour les bobos ou les routards ? Alors on va dire : pour les urbains nomades, ceux qui veulent sortir des sentiers battus, ceux qui veulent dénicher la bonne adresse qui leur permettra de vivre une expérience plutôt que juste trouver un lit pour dormir. Donc on y trouvera des lieux juste « beaux », des lieux bénéficiant d’une situation exceptionnelle, des lieux insolites ou surprenants, des lieux chargés d’histoire ou d’émotion. En terme de prix, plutôt moyen à haut de gamme, mais nous trouverons aussi des hébergements bon marché, car il n’est pas nécessaire d’être cher pour être digne d’intérêt.

Si vous en connaissez, n’hésitez pas : notre chasse a commencé (ou plutôt celle de Marianne). Si vous hésitez, envoyez toujours, on fera notre boulot pour savoir si ça vaut le coup. On n’est pas sectaires : de la chambre d’hôte à la yourte, du boutique hôtel au cabanon, du phare breton (sans jeu de mot …) à la bergerie corse, on a l’esprit large !

Tiens, ça me donne une idée : on mettra sur le blog certaines de vos (et de nos) trouvailles.

En forme de clin d’œil : en photo, l’hébergement trouvé à Serre Chevalier : le Grand Aréa (www.grand-area.com). Plutôt un bon souvenir.

Michel

jan
27

Recherche graphiste

Posted by Michel under Autrement le projet

wewantyou 222x300 Recherche graphiste

Autrement recherche un(e) graphiste, ou une agence.

Cette fois-ci, on rentre dans le dur, il est temps de commencer à développer le premier de nos deux sites web. Nous recherchons un graphiste ou une agence capable de retranscrire le positionnement très spécifique du site (un post la dessus très bientôt). Deux phases : la définition d’une charte graphique complète d’une part, puis l’entretien et la gestion au quotidien. Nous sommes ouverts à toute formule : CDD puis CDI, Freelance, Agence, … voire un mix de tout ça.

Le profil : une expérience web indispensable, une grande créativité bien sûr, mais surtout la capacité d’allier talent graphique et ergonomie, originalité et rigueur fonctionnelle. Et bien sûr, l’envie de partager nos valeurs (encore un post à faire la dessus, oups !) : Autrement est une entreprise avec du Sens, où la recherche du profit n’est pas le seul objectif, où l’on sait que l’entreprise a une responsabilité sociale qui excède la seule rémunération de ses actionnaires.

Nous venons de consulter l’agence Kangourouge, basée à Marseille. Un premier contact très positif.

Si vous connaissez quelqu’un, c’est le moment : nous allons prendre notre décision assez rapidement. Pour nous écrire : prénom @ autrementlemail.com (avec prénom = Michel. Ou Marianne. Ou Christophe. Ou Delphine. Bref, vous avez compris).

Michel

jan
27

Bon, mais par quoi on commence ?

Posted by Marianne under Autrement la vie

par quoi on commence1 300x225 Bon, mais par quoi on commence ?

Une fois qu’on a dit qu’on y allait… faut y aller. Et cela a beau être très excitant la naissance d’un projet, quand on commence à lister les actions à mener ne serait-ce que pour arriver à une première page Web, on s’aperçoit qu’il y en a des tas des choses. Des choses à rédiger, des choses à vérifier, des choses à chercher, des choses à compter, des choses à acheter, des choses à transmettre… C’est vertigineux, la tête tourne, les yeux picotent, les oreilles sifflent, si si on frôle le malaise vagal.

On respire un grand coup, on souffle bien profondément, lààààà Voilàààà (dit d’un ton d’infirmière psychiatrique). On se calme et on se répète comme un mantra que les plus grands voyages commencent par un pas. Déjà ça va mieux.
Première étape, on liste. Les Choses-a-faire ne doivent pas rester orphelines, chacune dans son coin, sinon elles se sentent seules et se vengent en se perdant. Il faut donc leur construire une petite maison dans laquelle elles se sentiront bien, un endroit cosy, propre et rangé : on appelle cette jolie construction une TO DO LIST.

Quinze points, eux-même divisés en 12 sous-sections plus loin, nous voilà prêts à attaquer, qu’est-ce qu’on est efficaces !
Oui mais euh.. par quoi on commence ?
Voilà c’est toute la question et la difficulté à laquelle nous sommes confrontés ces jours-ci. Il faut sans cesse faire des choix, se projeter, anticiper et trancher. Plus faciles pour certains que pour d’autres de prendre ces décisions, d’où l’intérêt de régulièrement faire le point tous ensembles, se rassurer et se motiver.
Et puis on ne dira jamais assez le plaisir de rayer une ligne de la to do list, quel soulagement et quel espoir accompagnent ce geste souple du poignet !

On en oublierait presque que cette liste est par essence une somme infinie, un abîme sans fond, un tonneau des Danaïdes, allons-y carrément !

Allez on y retourne.

Marianne

jan
16

La genèse d’une idée

Posted by Michel under Autrement le projet

On m’a très souvent posé la question ces dernières semaines : « Mais comment fais-tu pour avoir des idées de business à lancer ? ».

Avant d’y répondre, je reviens quelques secondes sur les sous-entendu de cette question.

Il y a ceux qui pensent que tout a déjà été fait ou inventé, et qu’à moins d’être un génie ou un ultra-créatif, deux qualités que je ne possède pas, il n’y a point de salut. Qu’on a connu une période bénie, presque « facile », avant la bulle Internet, lorsqu’une belle présentation powerpoint et un peu de confiance en soi semblaient suffire pour convaincre des investisseurs de vous confier leur argent. Qu’en gros, maintenant c’est trop tard, le marché trop gros, trop concurrentiel, les bonnes idées déjà lancées. Appelons ça la résignation.

Il y a ceux qui pensent qu’une idée vous vient comme ça, au saut du lit (avec l’ampoule qui s’allume au dessus de la tête ?) et que ce serait presque une question de chance que d’avoir été touché par la grâce, comme si l’on avait reçu la visite d’un message divin. Appelons ça l’illumination.

Il y a ceux, nombreux, qui pensent qu’une idée, c’est l’essentiel de la réussite lors de la création d’une nouvelle activité. Que tout-le reste est accessoire. Qu’à partir d’une bonne idée, on construit du solide, on retombe toujours sur nos pattes. Qu’à contrario, on ne peut pas se développer sur un concept bancal, sur un positionnement vite remis en cause pas la réalité. Appelons ça la conceptualisation.

Et bien, à peu de choses près, tout ceci est, à mes yeux, complètement faux.

Revenons sur le premier point : la résignation. Après plus de 9 ans dans le business de l’Internet, je crois plus que jamais que le meilleur est à venir, que de nouveaux sites vont apparaître, que de nouveaux modèles économiques sont à inventer, qu’il y a encore beaucoup de place pour lancer sa start-up (même si je n’aime pas trop ce terme). Aujourd’hui les internautes sont nombreux, ils sont habitués à acheter sur la toile, ils regardent et réagissent à des sollicitations publicitaires, il se facilitent la vie tous les jours grâce à des services en ligne. Mieux : tout un éco-système s’est développé, avec de nouveaux métiers, de nouvelles compétences, et il est aujourd’hui possible de recruter des collaborateurs immédiatement opérationnels. Un exemple : qui parmi vous (en France tout au moins) connaissait Facebook, à l’été 2007, il y a seulement 18 mois ?

Pour ce qui est de l’illumination, voilà une idée bien naïve. Et bien romantique. Genre « ce matin, sous la douche, j’ai décidé de créer un site d’inter médiation basé sur le processus d’achat et vente sous forme d’enchères montantes ». Whaouh, trop fort le gars … Alors que le créateur d’ebay (car il s’agit bien de cela) a commencé par rassembler des collectionneurs de distributeurs de Pez sur quelques pages web… A l’illumination je préfère la cristallisation : à l’instant T, vous possédez des informations, une culture Internet, des connaissances spécifiques sur quelques secteurs d’activité, et, en mélangeant tout ça (vous ne maîtrisez pas le processus, c’est vrai, ça vient parfois sous la douche …), apparaît une première idée, ou plutôt une conviction, puis une seconde, et enfin un premier modèle économique qui se dessine. C’est exactement ce qui s’est passé pour Autrement, le prochain post expliquera tout ça dans le détail. Conséquence indirecte : si vous avez eu cette idée à l’intant T, il est fort probable que d’autres acteurs de cet éco-système, qui ont accès aux mêmes infos, arrivent à des raisonnements proches, et donc des idées de business concurrents. L’émergence de nombreux acteurs très proches de votre positionnement devient donc le signe que votre idée est potentiellement bonne, plutôt qu’une source d’inquiétude et de stress.

Ce qui m’amène aux dernier point : la conceptualisation. Probablement le plus faux de ces 3 préjugés. En effet, ce n’est pas l’idée qui fait le succès d’une entreprise, mais plutôt son exécution. Si l’on devait pondérer les facteurs, je pencherais pour 80/20. 20% pour l’idée, 80% pour son exécution. Justement car d’autres personnes se sont lancées avec la même idée que vous, mais risquent de l’exécuter différemment. Parce qu’il est facile de faire les mauvais choix (d’investissements, de recrutement, etc.) à partir d’une bonne idée de départ. Parce qu’en fin de compte, c’est le service que vous rendez à vos utilisateurs et vos clients, qui doit être bon, et sur la durée. A titre d’exemple, prenons Cityvox (je risque d’en parler souvent, et pour cause …) : notre modèle économique de départ était franchement à côté de la plaque – nous avons dû en changer au bout d’un an -, nous avons vu apparaître 10 concurrents puissants et prestigieux en moins de 6 mois, nous avions en face un leader historique bien implanté, à forte audience … et pourtant nous sommes devenus très largement leader de notre catégorie, après 5 ans d’efforts et pas mal de sueurs froides.

Bon, avec tout ça je n’ai toujours pas dit comment était née l’idée d’Autrement, et je m’aperçois que ce post fait déjà plus de 800 mots … Je tenterai d’être plus synthétique pour la suite, promis.

Voilà, cette fois-ci, c’est parti. Difficile de rédiger un premier post, avec tous les objectifs que nous avons assigné à ce blog, mais il faut bien se lancer un jour. En gros, l’idée, c’est de partager le quotidien de notre aventure Autrement. Vous raconter, avant toute existence « visible », quelques mois avant le lancement des deux premiers sites grands publics, vers quoi nous allons, quels doutes nous partageons, quelles convictions nous animent, et quelles réactions cela suscite chez vous. Car nous entendons bien vous faire participer à cette aventure, par vos remarques, votre curiosité, vos idées.

Pour rentrer dans le dur : Autrement, c’est une société un peu différente. Non seulement parce l’un des sites que nous allons lancer se propose de vous faire voyager Autrement, en sortant des sentiers battus de l’hôtellerie traditionnelle, en dénichant pour vous des adresses originales, insolites, atypiques, ou juste improbables. Mais aussi Autrement, car nous souhaitons sortir du schéma traditionnel de la société « à l’ancienne », et nous nous sommes fixés des objectifs qui vont bien au delà du retour sur investissement pour l’actionnaire. Plusieurs posts très bientôt pour vous détailler tout ça.

En attendant, nous nous permettons de publier les bans : Autrement SAS est née officiellement le 19 décembre 2008. La société est actuellement hébergée (couvée ?) par la Boate, une belle idée – et un bel endroit – où se nichent d’autres jeunes pousses prometteuses.

Nous avons déjà été assaillis de nombreuses questions, et nous comptons bien y répondre dans blog.  Au hasard, et dans le désordre, en mélangeant les questions professionnelles et personnelles :

  • « Et Autrement, à quoi ça sert ? »
  • « Vous embauchez sur Marseille ? Tu savais que je voulais descendre dans le Sud ? »
  • « Mais pourquoi tu ne prends pas 1 an de vacances ? »
  • « T’es sûr que c’est le meilleur moment pour lancer une boîte ? »
  • « C’est quoi, le nom du site ? »

Allez, à très vite avec les premiers éléments de réponses.

Michel